Notre lien journalier 2

Le re-confinement que nous vivons depuis ce vendredi 30 octobre nous a incité à remettre en service le lien journalier. La reprise des messes à partir du samedi 28 novembre mettra fin à ce lien.

Vendredi 27 novembre

Circulaire N° 5 du 26 novembre 2020
Reprise des messes avec jauge à 30 personnes par célébration et lieux
Circulaire N°5 - 26 novembre 2020.pdf
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Samedi 21 novembre

Une réflexion

L'espérance chrétienne est une décision, pas un sentiment

 

Quelle espérance pour notre monde en temps de désolation et d'attente ? Anne Lécu, religieuse dominicaine et médecin à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis, nous offre cette méditation sur l'espérance chrétienne, qu'elle a écrit le soir de la Toussaint.

 

Dietrich Bonhoeffer, prisonnier des nazis, écrivit en 1944 à son meilleur ami que l'espérance, c'était faire comme le prophète Jérémie avait fait autrefois : alors qu'il était prisonnier, exilé et probablement condamné à ne pas revoir sa terre, il avait acheté un champ en terre promise afin que d'autres, plus tard, puissent y habiter. « Ainsi parle le Seigneur de l'Univers, le Dieu d'Israël : prends ces documents, cet acte d'acquisition, la partie scellée et la partie ouverte, et dépose-les dans un vase en terre cuite, pour qu'ils se conservent longtemps ; car ainsi parle le Seigneur de l'Univers, le Dieu d'Israël : dans ce pays, on achètera encore des maisons, des champs et des vignes » (Jérémie 32, 14-15).

 

Le théologien et résistant au nazisme devine qu'il ne s'en sortira pas vivant. Mais les écrits qu'il nous laisse sont la trace de son espérance, comme des graines, de la nourriture pour les jours de fatigue, une manière de continuer de croire dans la nuit. L'espérance chrétienne n'est pas de l'espoir que cela ira mieux demain. Elle n'attend pas un progrès, ou des lendemains qui chantent. Elle se tient au coeur du pire, devant un tombeau dans lequel est enfermé le Fils de l'homme, mort. Elle veille, pourtant, sans savoir qui, ni quoi.

 

L'espérance chrétienne est une décision, un acte. Elle n'est pas un sentiment.

L'espérance chrétienne est celle de ces femmes de l'Évangile qui, de grand matin, sont allées au tombeau pour embaumer celui qu'elles ont aimé et qui a été assassiné. Pourtant elles se sont levées, elles sont sorties de chez elles, elles ont pris du parfum, et elles sont là. Aussi je voudrais donner quelques caractéristiques de cette espérance. Elle est une décision, un acte. Elle n'est pas un sentiment. Elle a la force de cette parole de Thérèse de Lisieux qui dans la nuit la plus noire de la foi (elle craint même de blasphémer, dit-elle) s'écrit : « Je veux croire. » Espérer, c'est « vouloir espérer ». Mais une décision ne peut être prise que par des personnes. Il n'existe pas d'espérance autrement qu'incarnée par des visages, les vôtres. Je dis bien « des » visages, car c'est en associant vos forces et vos talents que vous avez pu construire ces oeuvres que nous célébrons avec vous.

 

Enfin, la décision d'espérer pour être complète doit s'incarner dans des actions, concrètes, modestes, mais réelles, qui ne sont pas hors sol. Aussi, en regardant vos oeuvres, il me semble que l'espérance est la vertu des commencements. Vous savez, on dit de saint Antoine au désert qu'il était tenté par le démon et qu'il a passé sa vie à s'enfoncer dans les déserts de plus en plus intérieurs. Son biographe, Athanase, nous aide à comprendre que le démon, c'est ce qui nous empêche de commencer. Antoine lutte contre le risque du désespoir en posant toujours un nouveau pas, plus intérieur, sans savoir où cela le mènera. Vous n'avez pas cédé à la morosité, vous avez testé quelque chose. Vous ouvrez un avenir pour d'autres, y compris dans la nuit, y compris si vous-même ne goûtez pas au résultat de votre oeuvre.

Ce soir, alors que s'achève cette belle fête de tous les saints, je repense à une phrase d'un de mes frères dominicains : la sainteté de Dieu, c'est sa générosité. Espérer, c'est peut-être chaque matin donner quelque chose de son temps, son ingéniosité, son amitié. L'espérance chrétienne a sans doute finalement quelque chose à voir avec les béatitudes. Ceux qui ouvrent l'avenir pour d'autres ont parfois les larmes aux yeux, ils ont lutté pour la justice, ils ont oeuvré autour d'eux et parfois en eux-mêmes pour que la paix règne en leur compagnie, ils ont le coeur pur, ils sont humbles, ils ignorent peut-être même qu'ils sont une force pour d'autres. Voilà le chemin qui est devant nous : ouvrir l'avenir pour d'autres, modestement, mais résolument, y compris si les fruits seront savourés par d'autres que nous.

 

Circulaire du diocèse

Circulaire N° 4 du 20 novembre 2020
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Vendredi 20 novembre

Une prière

 

Savoir attendre

 



Savoir attendre

Sans vouloir tout comprendre,

Savoir hurler

Sans pour autant se résigner,

Savoir pleurer

Sans pour cela désespérer.

Essayer d’avancer

Pour ne pas retomber,

Essayer d’oublier

Pour ne pas se noyer,

Essayer d’espérer

Pour ne pas se révolter.

Laisser couler son cœur

Comme s'ouvre une fleur,

Laisser sortir son âme

Comme s’élève une flamme,

Laisser renaître la vie

Comme pousse l’épi.

Regarder l’horizon

Pour une autre ascension,

Attendre un navire

Pour un nouvel avenir,

Guetter l’Espérance

Pour une autre naissance.

Elisabeth Lafont

 

Jeudi 19 novembre

Une méditation

Seigneur, fais-nous signe

 

 

Seigneur,

sur les routes de Palestine

et dans les rencontres pascales tu as révélé,

en paroles et en signes,

la venue du Royaume de ton Père ;

donne-nous le regard de la foi

qui sait « voir » les signes nouveaux

que tu nous fais aujourd'hui,

à travers les événements personnels et collectifs, petits et grands,

l'histoire, les aspirations et les appels des hommes,

l'exemple des Saints et le cri des Prophètes,

les sacrements de ton Église…


Seigneur,

apprends-nous à ruminer ta Parole,

à écouter ton Esprit qui habite notre cœur

afin que nous sachions « voir » les signes de ton Royaume,

les petites pousses de ton amour,

les bourgeons de ta justice et de ta paix

qui fleurissent dans le cœur et les mains des hommes

et annoncent un nouveau printemps pour notre terre.


Seigneur,

que dans la lumière de ta résurrection

nous sachions « voir » au creux de notre quotidien :

un malade, une réunion, un voyage,

un cri, un combat, un oiseau,

une fleur, un nuage,

un soleil couchant,

une parole, un silence,

une prière, le rire d'un enfant,

une lettre, un coup de téléphone,

un repas de famille,

une croix à la croisée des chemins…

que nous sachions "voir" que partout

tu nous « fais signe » et nous invites à aimer.

Père Michel Hubaut

Mercredi 18 novembre

Une méditation

 

Chaque rêve est unique, médite-le,

au fond de ton coeur, il te parlera !

 

Chaque instant est unique, accueille-le,

Chaque objet est unique, préserve-le,

il a la valeur du créé !

 

Chaque fleur est unique, admire-la,

quand elle sera fanée, ne la méprise pas.

 

Chaque être est unique, respecte-le,

quand il est bafoué, défends-le.

 

Chaque humain est unique, aime-le,

tu ne connaîtras jamais

qu'une infime parcelle de qui il est !

 

Dieu est unique, reconnais-le,

il se communique, il se laisse recevoir,

il se laisse aimer !

 

Franz Lichtlé

Mardi 17 novembre

Une méditation

Le travail de Dieu

 

 

 

Il est bon de prendre du recul, de regarder derrière soi.

Le royaume de Dieu n’est pas seulement au-delà de nos efforts,

il est aussi au-delà de notre vue.

 

Durant notre vie, nous ne réalisons qu’une petite part

de l’entreprise magnifique qu’est le travail de Dieu.

Rien de ce que nous faisons n’est achevé :

Le Royaume est toujours au-delà de nos possibilités.

 

Aucune déclaration ne dit tout de ce qui peut être dit.

Aucune prière n’exprime complètement notre foi.

Aucune religion n’apporte la perfection.

Aucun programme n’accomplit la mission de l’Église.

 

Nous plantons des semences qui un jour pousseront,

portant en elles la promesse du futur.

Nous posons des bases sur lesquelles d’autres bâtiront.

Nous fournissons le levain

qui produira des effets bien au-delà de nos capacités.

Nous ne pouvons pas tout faire !

 

Le comprendre apporte un sentiment de libération,

et permet de faire quelque chose, de le faire bien.

Ce n’est peut-être pas fini, mais c’est déjà un début :

un pas de plus sur le chemin,

une opportunité de laisser entrer la grâce du Seigneur

qui fera le reste.

 

Nous pouvons ne jamais voir le résultat final,

mais c’est là la différence entre le maître et l’ouvrier.

Nous sommes ouvriers, pas maîtres ni messies.

Nous sommes prophètes du futur, non de nous-mêmes.

 

Saint Oscar ROMERO

 

Lundi 16 novembre

Une prière

 

Tu nous aimes le premier

 

Toi qui nous as aimés le premier, ô Dieu,

nous parlons de toi

comme si tu ne nous avais aimés le premier

qu’une seule fois, dans le passé.

 

En réalité, c’est tout au long des jours

et tout au long de la vie,

que tu nous as aimés le premier.

 

Quand nous nous éveillons le matin

et que nous tournons notre âme vers toi,

tu nous devances, tu nous as aimés le premier.

 

Si je me lève avant l’aube et tourne,

vers toi, à la même seconde mon âme et ma prière,

tu me devances, tu m’as aimé le premier.

 

Quand je m’écarte dans les distractions,

et recueille mon âme pour penser à toi,

tu es encore le premier.

 

Pardonne-nous, ô Dieu, notre ingratitude,

ce n’est pas une fois que tu nous as aimés le premier :

c’est chaque instant de notre vie.

 

Sören Kierkegaard

 

Dimanche 15 novembre

Le psaume du jour et sa méditation ...

PSAUME 127

 

 

 

Heureux qui craint le Seigneur

et marche selon ses voies !

 

Tu te nourriras du travail de tes mains :

Heureux es-tu ! À toi, le bonheur !

 

Ta femme sera dans ta maison

comme une vigne généreuse,

et tes fils, autour de la table,

comme des plants d'olivier.

 

 

Voilà comment sera béni

l'homme qui craint le Seigneur.

De Sion, que le Seigneur te bénisse !

 

Tu verras le bonheur de Jérusalem

tous les jours de ta vie,

et tu verras les fils de tes fils.

Paix sur Israël !

 

 

 

MEDITATION

 

HEUREUX CELUI QUI MARCHE

 

Il marchait

Les violettes et les jasmins se serraient les uns contre les autres pour mieux le voir

Foule dans les jardins,

Foule dans les champs,

Foule sur les chemins,

Il glanait, avec ses amis, il glanait.

En rangs serrés les épis le guettaient,

cherchaient à l’apercevoir,

ou simplement le sentir,

le deviner,

l’attendre,

l’espérer,

Il passait,

C’était son métier de passer,

C’était sa nature, sa force, sa raison d’être, sa puissance,

C’était son œuvre, son labeur, sa fatigue, son épuisement,

C’était son bonheur, son chant,

C’était sa joie,

Sa vie.

 

Sa mort aussi.

Ce matin,

 

Les violettes et les jasmins se serrent les uns contre les autres pour mieux voir,

En rangs serrés les épis se bousculent

 

Le jardinier de l’aube,

L’homme du matin, de l’unique matin, du grand printemps.

Le créateur de l’aurore, le premier éveillé, le premier levé

Celui qui va chercher le soleil par la main.

Lui qui borde la lune et les étoiles pour qu’enfin elles se reposent,

L’homme qui marche nous emmène avec lui dans son aventure.

 

Heureux l’homme qui marche à tes côtés, mon Dieu !

 

Les fleurs s’inclinent sur ton passage, les parfums t’ouvrent un chemin de joie, le soleil s’apprête à te oindre de son sang jaune feu, les oiseaux lissent leurs plumes et se chauffent le cœur, les chevaux se préparent à partir aux quatre coins du monde rapatrier les rescapés, le ciel ferme ses bouteilles d’encre de chine devenue inutile, les serpents enlacent les arbres en signe de paix, les poissons font une ronde dans la mer.

 

C’est le premier matin du monde. C’est aujourd’hui. Paix sur Israël !

 

Sœur Anne Lécu

 

Samedi 14 novembre

Un article de La Vie  : L’éditorial d’Aymeric Christensen, directeur de la rédaction.

Tenir bon

 

 

Les annonces encourageantes autour d’un prochain vaccin suffiront-elles à enrayer la longue descente vers l’hiver entamée avec le couvre-feu et le reconfinement ? Les jours précédant l’annonce de Pfizer et BioNTech, c’est surtout la crainte de voir s’éloigner un retour à la normale pour Noël qui prévalait. Malgré ses difficultés et ses drames réels pour beaucoup, le confinement de printemps aura eu pour certains Français de faux airs de parenthèse enchantée – illusion entretenue par les innombrables propositions culturelles, culinaires ou spirituelles à domicile.

Cette fois, la fatigue et la saison aidant, il est à craindre que l’angoisse et l’amertume soient partagées.

 

Si l’automne est la saison du dépouillement, cette guerre d’usure malgré nous – aggravée par une peste plus insidieuse encore, le terrorisme – finit par donner, quel que soit notre âge, le sentiment que c’est notre temps lui-même qui nous est arraché. Les tensions de ces dernières semaines autour de la fermeture des commerces ou l’interdiction des cultes publics ont été les révélateurs de notre niveau de nervosité. Tels des cordes rongées sur le point de rompre, comment tenir quand on perd le sens de la continuité entre différentes dimensions de nos vies, mais aussi la possibilité de nous projeter dans un avenir proche ? Dans un précédent éditorial, j’évoquais la nécessité d’accueillir l’incertitude du moment. J’aimerais cette fois y ajouter trois (modestes) pistes que nous pourrions explorer.

 

Tout d’abord, réapprendre l’attente et l’attention. Pas seulement, comme le gouvernement nous y a invités, en différant certains achats pour les réserver aux commerçants si durement touchés par le confinement plutôt qu’à la grande distribution et aux géants du commerce en ligne. Il y a en effet,dans l’acceptation que notre satisfaction ne soit pas toujours immédiate ni même rapide, la possibilité de mesurer à quel point ce dont nous sommes privés aujourd’hui est aussi, bien souvent,ce que nous avons en abondance : biens de consommation, loisirs, liberté de circuler, mais aussi –eh bien, oui ! – de culte… Le soupeser, c’est en sentir de nouveau toute la valeur. Nos libertés ne sont pas que des causes à défendre ; elles nous engagent et nous obligent.

 

 

"Comment tenir quand on perd la possibilité de nous projeter dans un avenir proche ?


De cette responsabilité découle le second point : n’avons-nous pas un besoin urgent de retrouver le désir de dialoguer et d’entrer vraiment en relation ? Les polarisations extrêmes du monde contemporain – où l’on se lance des anathèmes sur des sujets aussi divers que l’appréciation de la crise actuelle, l’attitude face aux recommandations des autorités ou une élection lointaine comme celle des États-Unis –, en favorisant la suspicion et la radicalité des opinions, fussent-elles en apparence modérées, risquent fort de nous faire perdre le sens même de la démocratie. Nous avons trop à perdre pour ne pas y réfléchir collectivement.


Enfin, puisque je commençais en évoquant Noël, peut-être pourrions-nous marcher vers cette fête en honorant l’esprit d’enfance qui lui est associé. Cette souplesse illimitée, cette capacité à accueillir le réel et ses contraintes comme un espace de créativité plutôt qu’un carcan, cette confiance naturelle ont un jour été les nôtres. N’est-ce pas là que nous devrions d’urgence retourner puiser, pour défier intérieurement les limites que la pandémie nous impose à l’extérieur ? Tous, nous avons su un jour saisir l’inattendu quotidien, apprivoiser ce qui s’impose à nous pour le transcender. Nous laisser surprendre et espérer, d’une espérance non pas lointaine mais à portée de main. Et si nous nous employions à retrouver cette force-là ? Peut-être même retrouverons-nous au passage un peu de la joie égarée en chemin.

 
Aymeric Christensen, directeur de la rédaction
Publié le 09/11/2020 à 18h00 I Mis à jour le 09/11/2020 à 18h15

https://www.lavie.fr/idees/editos/tenir-bon-68441.php 1/3

Le psaume du jour et sa méditation

PSAUME 111

 

 

Alléluia !

Heureux qui craint le Seigneur,

qui aime entièrement sa volonté !

Sa lignée sera puissante sur la terre ;

la race des justes est bénie.

Les richesses affluent dans sa maison

à jamais se maintiendra sa justice.

Lumière des coeurs droits, il s'est levé dans les ténèbres,

homme de justice, de tendresse et de pitié.

L'homme de bien a pitié, il partage ;

il mène ses affaires avec droiture.

Cet homme jamais ne tombera ;

toujours on fera mémoire du juste.

 

Il ne craint pas l'annonce d'un malheur :

le coeur ferme, il s'appuie sur le Seigneur.

Son coeur est confiant, il ne craint pas :

il verra ce que valaient ses oppresseurs.

A pleines mains, il donne au pauvre

à jamais se maintiendra sa justice,

sa puissance grandira, et sa Gloire !

L'impie le voit et s'irrite,

il grince des dents et se détruit.

L'ambition des impies se perdra.

 

 

Méditation

 

 

Comment le bonheur et la crainte peuvent-ils aller ensemble, sans se contredire l’un l’autre ? Ils le peuvent, mais seulement s’il s’agit d’une forme tout à fait unique de crainte, celle que l’on a pour Dieu. Éprouver la crainte du Seigneur, ce n’est pas avoir peur du châtiment de Dieu, c’est l’aimer d’un amour si profond, que profondeur et hauteur s’y rencontrent, proximité et respect y croissent ensemble. La crainte est donc un sentiment rare, à rechercher, à cultiver. Rien à voir avec cette autre crainte, qui empêche de vivre : la crainte devant l’avenir, la crainte d’un malheur qui pourrait arriver. Les deux formes de craintes s’opposent à tel point, que la première est une antidote au poison de l’autre. La crainte du Seigneur a pour vertu de chasser la crainte de ce qui pourrait arriver :

 

Heureux qui craint le Seigneur », car « il ne craint pas l’annonce d’un malheur. » Autant dire que le psalmiste donne une direction à sa prière. Cap sur la crainte du Seigneur, elle seule saura le délivrer de la crainte qui paralyse sa vie, la crainte des malheurs qui pourraient lui arriver. Il sait, de plus, comment diriger sa vie dans cette direction, comment grandir dans la crainte du Seigneur et se libérer des craintes qui l’empêchent de vivre au présent. Car celui qui craint le Seigneur est un « homme de justice, de tendresse et de pitié. »

Le propos de vie parfaite que le psalmiste voit s’ouvrir à sa prière, Jésus l’a accompli pour nous, pour que nous en vivions.

 

 

Frère Pascal Marin

 

Vendredi 13 novembre

Le psaume du jour et sa méditation

PSAUME 118

 

Heureux les hommes intègres dans leurs voies

qui marchent suivant la loi du Seigneur !

Heureux ceux qui gardent ses exigences,

ils le cherchent de tout coeur !

Jamais ils ne commettent d'injustice,

ils marchent dans ses voies.

 

 

Toi, tu promulgues des préceptes

à observer entièrement.

Puissent mes voies s'affermir

à observer tes commandements !

Ainsi je ne serai pas humilié

quand je contemple tes volontés.

D'un coeur droit, je pourrai te rendre grâce,

instruit de tes justes décisions.

 

Tes commandements, je les observe :

ne m'abandonne pas entièrement.

 

 

Méditation

 

 

 

ENTIÈREMENT

 

Rien ne doit se faire à moitié.

Tes préceptes, à observer entièrement.

 

Heureux sont-ils, ceux qui se lèvent à leur écho !

 

Tu dis « Aimez ! », et voilà qu’ils aiment.

Tu dis « Pardonnez ! », et voilà qu’ils renouent les liens défaits.

Tu dis « Debout ! », et voilà qu’ils se lèvent.

Tu dis « Croyez ! », et ils arrachent des petits bouts de nuit, en grattant le coin de son voile, et la lumière jaillit !

 

Heureux sont-ils, ceux qui marchent à l’ombre de ta voix !

 

Ils se reposent de leurs fatigues.

Ils n’ont pas besoin le matin, de se demander s’ils ont envie ou non de te prier, ils s’agenouillent …

Ils n’ont pas besoin le matin de se demander s’ils croient ou non, ils se redressent.


Heureux les hommes qui ne font rien à moitié, mais entièrement te cherchent.

 

 

Il en est d’autres qui te suivent à cloche-pied, par pointillés…

Croyante à temps partiel, espérant en CDD, j’observe tes commandements comme je peux, par petits bouts …

Ne m’abandonne pas entièrement, moi qui ne t’aime pas entièrement…

 

Mais il n’y a plus rien à craindre.

 

Jésus le Christ, entièrement abandonné, pour nous t’aima entièrement.

Et du tombeau où il fut mis, il ramassa miette après miette, petit bout par petit bout, nos vies éparses, éparpillées par négligence. Entièrement recueillies dans son amour offert.

 

Il faut alors tout renverser.

Si nous aimons par pointillé, à cloche-pied, ou à temps partiel, tu es le pied qui manque, le trou du pointillé et le temps plein de l’amour offert.

Juste nous reste de te tenir la main, entièrement.

 

Sœur Anne Lécu

 

Jeudi 12 novembre

Un article de "la Vie" du 11/11/20 : Le « monde d'après »

Le « monde d'après » : On voudrait que ce soit différent, et rien n’a vraiment changé

 

Cela fait plusieurs semaines que je parle de la manière dont notre vie peut basculer… Il y a des basculements qui ne viennent pas, ou pas tout de suite, même si on les appelle puissamment de nos voeux. On voudrait que ce soit différent, et rien n’a vraiment changé. Est-ce qu’il faut encore attendre ? Il en est ainsi de la vie « d’après ». Celle que nous attendions pendant le premier confinement, et qui serait plus belle, plus fraternelle, plus tournée vers l’essentiel. En fait, elle n’est pas réellement venue. L’avez-vous aperçue la vie d’après ? Moi, pas vraiment : nous avons voulu, au fond très normalement, reprendre la vie d’avant, profiter de l’existence autant que possible, prendre des vacances, organiser des réunions familiales, aller aux terrasses des cafés (massivement dans certains quartiers de Paris). Tout cela est très bien, mais c’est la vie d’avant. Et encore plus qu’avant, comme pour s’étourdir. Comme si rien ne s’était passé, comme si la menace avait disparu. Du normal, rien que du normal.

 

Mais, justement, pour que l’après ne soit pas identique à l’avant, il est nécessaire de ne pas chercher forcément l’habituel, le normal, le « comme avant ». En psychothérapie, une des raisons pour lesquelles cela ne bouge pas, dans certains cas, est justement que le sujet désire de toute force que cela continue comme avant, comme ça a toujours été, parce que c’est rassurant, même si ce qui a toujours été ne fonctionne pas, ne fonctionne plus, et s’avère mortifère. A l’orée de ce deuxième confinement, je perçois une usure chez certains, des patients, des collègues psychologues, des gens de tous les jours. Usure parce que l’on ne peut plus continuer comme avant.Les soignants – en réanimation en particulier – ont moins de ressources psychiques qu’avant, des enfants dépriment de ne plus retrouver leurs cours de recréation comme avant, des enseignants du supérieur, que je connais bien, s’épuisent à faire leur cours en visio.

 

Et puis, il y a ceux qui sont morts pendant ou avant l’été, ces malades qui n’ont pas été visités, ces deuils bâclés, et ces enterrements en douce… Nous n’avons pas à être défaitistes, mais il nous faut être attentifs à cette dimension de vulnérabilité que nous avons tous vécue, même ceux qui se croyaient fort. Cela n’est plus comme avant, parce que cette expérience collective mondiale, nous a fait toucher du doigt combien nous avons besoin du monde collectif, dans nos épreuves et nos joies, et combien celui-ci est à protéger. La force du déni, déni de la vulnérabilité, déni des puissances de division, de violence, de séparation, qui minent actuellement notre société - et ne sont pas seulement d’ordre biologique ou viral -, empêche de tracer un chemin qui ne serait surtout pas comme avant.

 

Bien sûr que nous avons besoin de retrouver une vie normale, mais dans un cadre nouveau, tenant compte des maladies qui se répandent dans notre corps social, maladies qu’il faut soigner. Le dernier confinement nous ainsi permis de comprendre combien nous avions besoin des autres et combien notre culture est fragmentée. Selon le philosophe George Canguilhem, retrouver la santé cela n’est pas redevenir comme avant, mais c’est créer de nouvelles normes vitales après que ces dernières aient été bouleversées. Pour que ça bascule, il est indispensable que ça ne soit plus comme avant…

 

Chaque semaine, le psychologue et psychanalyste Jacques Arènes répond à une interrogation existentielle ou spirituelle.

Pour lui poser une question vous aussi, écrivez à : j.arenes@lavie.fr.

Par Jacques Arènes

Publié le 04/11/2020 à 12h10 I Mis à jour le 04/11/2020 à 12h10

Circulaire N° 3 du 12 novembre 2020
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Mercredi 11 novembre

Une prière pour la paix

Prière à Marie pour la paix.

 

Seigneur, toi qui fais de la paix un don de Dieu pour les hommes, accorde à notre famille cette paix sans laquelle il n’y a ni justice, ni amour, ni pardon

 

Chasse loin de nous l’esprit de colère et de rancune.

 

Apprends-nous à être à l’écoute les uns des autres.

 

Que notre maison soit un havre de paix au milieu des tensions de ce monde.

 

À l’image de ton Église, que le Christ soit la source et le sens de notre vie pour qu’il règne sur notre famille, lui, le prince de la paix.

 

Pour cela, apprends-nous, Seigneur, à être assez maîtres de nous-mêmes pour ne pas imposer aux autres la fatigue et la mauvaise humeur qui viennent de l’extérieur.

 

Accorde à chacun de nous un cœur qui comprenne, une oreille qui écoute, une main qui aide.

 

Qu’en désamorçant les conflits, la paix ait toujours le dernier mot entre nous.

 

Que tous ceux qui viennent dans notre famille fassent l’expérience de la paix qui vient de toi. Rappelle-nous toujours l’importance de prier pour la paix sans laquelle il n’y a pas d’avenir ni d’amitié possible entre les hommes.

 

Offre à nos enfants, par l’exemple de notre unité et de notre pardon en famille, l’expérience de la paix qui feront d’eux des témoins confiants et unifiés. Amen.

 

Père Ludovic Lécuru, osb, "100 prières en famille"

Mardi 10 novembre

Une prière

Apprendre à ressusciter

 

Jésus nous apprend à ressusciter.

Car la Résurrection n’est pas un état final

Qui adviendrait brutalement à notre mort :

C’est une éclosion, c’est une avancée.

Jésus nous apprend à ressusciter car on apprend à ressusciter

Comme on apprend à faire ses premiers pas et à se tenir debout.

A la suite de Jésus, vivre c’est apprendre à ressusciter :

C’est apprendre à vivre en homme et en femme,

Chaque jour, de façon humaine, tout simplement,

C’est apprendre à donner de soi, c’est apprendre à croire

Que Dieu se consacre au bonheur du monde,

C’est apprendre à espérer que la vie a un sens

Et que la mort est un passage,

C’est apprendre à aimer à la façon de Dieu,

À écouter l’Esprit de Dieu en nous.

C’est apprendre à s’arracher au mal,

À partager avec chacun ce qui est nécessaire à la vie,

À refuser des situations indignes de l’être humain, c’est lutter,

Ne pas se taire quand la qualité de la vie est en cause et celle de l’amour,

C’est apprendre à vivre selon l’Évangile

Parce que c’est le chemin tracé par Jésus et sur lequel il nous précède

Afin de nous introduire dans la Résurrection !


Charles Singer

 

 

Lundi 9 novembre

Une prière

Aimer à la manière de Dieu.

 

Aimer, c’est apprendre à écouter la différence de l’autre. Nous serons toujours différents, mais quand tu sais écouter l’autre différent de toi, tu fais entrer en toi une vision qui n’est pas tienne. L’autre, tu ne le change pas, mais ta vision, oui tu peux la changer. Qu’est ce que l’autre sent, attend, et que je peux lui donner ?

 

L’amour, c’est ce complément d’être que je donne mais tel que l’autre le désire, et non pas tel que je l’imagine. L’amour c’est ce complément d’être que, réciproquement, l’autre me donne, mais à sa façon.

 

Je suis persuadée que chacune et chacun d’entre nous connaît suffisamment ce mystère pour au moins l’espérer. Je puise cette foi que j’ai en l’Homme dans ma foi en Dieu. À ce mystère, en effet, je donne un visage. « Dieu est amour. » Dieu dans sa passion d’amour pour l’Homme, en vient à aimer l’Homme à la manière de l’Homme, à lui parler à la manière d’un Homme, à répondre à ses attentes d’Homme. En nous aimant, il ne nous sort pas de notre condition humaine, c’est lui qui vient à elle.

 

C’est lorsque que nous aimons à la manière de Dieu que nous aimons vraiment.

 

 

Sœur Emmanuelle,

extrait de « Vivre à quoi ça sert »

 

Pour nous remonter le moral ...

Les Circulaires du diocèse

Circulaire N° 2 du 31 octobre 2020
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Circulaire N° 1 du 30 octobre 2020
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Prenez soin de vous, ne relâchez pas votre vigilance et appliquez les gestes barrière !

 

Un seul téléphone : 03 69 78 16 17 ou mail : paroissesmeinau@yahoo.fr

 

 

Notre calendrier,

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