Jeudi 18 janvier 2018

2ème Semaine du Temps Ordinaire

Sur Dieu, je prends appui :
plus rien ne me fait peur.

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
    Jésus se retira avec ses disciples près de la mer,
et une grande multitude de gens, venus de la Galilée, le suivirent.
    De Judée, de Jérusalem, d’Idumée, de Transjordanie,
et de la région de Tyr et de Sidon
vinrent aussi à lui une multitude de gens
qui avaient entendu parler de ce qu’il faisait.
    Il dit à ses disciples de tenir une barque à sa disposition
pour que la foule ne l’écrase pas.
    Car il avait fait beaucoup de guérisons,
si bien que tous ceux qui souffraient de quelque mal
se précipitaient sur lui pour le toucher.
    Et lorsque les esprits impurs le voyaient,
ils se jetaient à ses pieds et criaient :
« Toi, tu es le Fils de Dieu ! »
    Mais il leur défendait vivement de le faire connaître.

(Mc 3, 7-12)

Psaume 55

Pitié, mon Dieu ! Des hommes s’acharnent contre moi ;
tout le jour, ils me combattent, ils me harcèlent.
Ils s’acharnent, ils me guettent tout le jour ;
mais là-haut, une armée combat pour moi.

 

Toi qui comptes mes pas vagabonds,
recueille en tes outres mes larmes.
Le jour où j’appellerai, mes ennemis reculeront ;
je le sais, Dieu est pour moi.

 

Sur Dieu dont j’exalte la parole,
sur Dieu, je prends appui :
plus rien ne me fait peur !
Que peuvent sur moi des humains ?

 

Mon Dieu, je tiendrai ma promesse,
je t’offrirai des sacrifices d’action de grâce ;
car tu m’as délivré de la mort
et tu préserves mes pieds de la chute.

Homélie du jour

Le repli stratégique de Jésus devant l’hostilité croissante des pharisiens, le ramène aux bords du lac de Galilée. Mais si au premier chapitre Jésus marchait seul sur le rivage, appelant ses premiers disciples à sa suite, il revient cette fois accompagné d’une foule nombreuse, composée non seulement de « gens de Judée et de Jérusalem », mais de païens accourus des nations environnantes - Idumée, Transjordanie, Tyr, Sidon. Mais ces hommes et ces femmes ne viennent pas écouter les enseignements d’un Maître dont la parole fait autorité (1, 27) : ils « se précipitent » sur un thaumaturge dans une bousculade qui risque de dégénérer. Aussi Jésus est-il obligé de faire tenir une barque à sa disposition afin de ne pas « être écrasé » par cette foule excitée et difficile à contenir.

 

Malgré l’apparent succès de sa mission, on ne peut pas dire que le bilan soit encourageant : alors que les chefs religieux complotent avec les hérodiens sur la manière dont ils vont « faire périr » (3, 6) ce Rabbi qui prétend être « Maître du sabbat » (2, 28) et s’arroge le pouvoir de pardonner les péchés (2, 5), la foule menace elle-aussi le Seigneur, par sa fébrilité incontrôlée. Et comme si cela ne suffisait pas, les esprits mauvais viennent ajouter leur grain de sel, se prosternant devant lui en criant : « Tu es le Fils de Dieu ! », dans une mise en scène destinée à fournir des arguments aux pharisiens qui pourraient ainsi accuser Jésus de blasphème.

 

Notre-Seigneur est pleinement conscient de la versatilité des foules et de la haine que lui portent les chefs religieux. Aussi va-t-il se donner comme objectif principal : la structuration du groupe des disciples, et l’instruction de la foule, donnant la priorité à la prédication sur les miracles, afin de tenter d’ouvrir les yeux de ses interlocuteurs sur les vrais enjeux de sa mission. Tel sera l’objet de la suite de l’évangile.

 

Seigneur Jésus, à la lecture de ces versets, nous prenons mieux conscience de la souffrance qui fut la tienne non seulement durant les heures sombres de la Passion, mais durant toute ta vie publique. Tu étais confronté à l’hostilité, au mépris, à l’incompréhension, à l’indifférence ; seul tu as porté le poids de notre péché. Donne-nous de pouvoir consoler ton Cœur de l’indifférence, du mépris voire de l’hostilité que te voue notre monde, en te rendant grâce, en te louant, en te bénissant dans l’Esprit, et en n’ayant pas peur de nous prononcer pour toi devant les hommes nos frères.

Père Philippe

Adoration eucharistique

Les chapelles de la Communauté de Paroisses sont ouvertes

et vous accueillent pour vivre un temps d'adoration eucharistique

ce jeudi à Saint Vincent de Paul de 7h à 20h

Le saint du jour

Sainte Marguerite de Hongrie

Princesse hongroise, moniale dominicaine ( 1270)

 

Fille du roi Béla IV de Hongrie et d'une princesse byzantine, elle entra d'abord au monastère de Veszprem puis chez les Dominicaines près de Budapest. Elle y prit le voile à l'âge de 19 ans et se distingua bientôt par l'intensité de sa vie spirituelle. Elle vivait le plus pauvrement possible et donnait aux pauvres tout l'argent que lui donnait son frère, le roi Étienne V. A l'intérieur du monastère, elle cherchait les tâches les plus rudes et les plus humbles. Éprise d'ascèse, elle affligeait son corps de toutes les façons, non par fidélité à la règle dominicaine qui n'en demandait pas tant, mais de sa propre initiative. Pour mieux s'associer à la Passion du Christ, elle se flagellait souvent, portait à même la peau des cordes qui lui provoquaient des plaies. En retour, elle fut couronnée de dons mystiques assez étonnants.
Illustration: toile de Molnár József ->
Elle a été canonisée par Pie XII le 19 novembre 1943.
Près de Bude en Hongrie, l’an 1270, sainte Marguerite, vierge, fille du roi Béla IV, elle fut vouée à Dieu par ses parents pour la libération de la patrie du pouvoir des Tartares et donnée enfant aux moniales de l’Ordre des Prêcheurs. Elle fit profession à douze ans et se livra si complètement au Seigneur qu’elle s’appliqua sans hésitation à ressembler au Christ crucifié.

Le dicton du jour

Neige à Sainte-Prisca Va apporter une belle année que voilà.

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